LE PORTRAIT DU JEUDI | Dorothée VALLOT ING 2008 Projet de recherche actuel : la modélisation couplée océan-glace d’un glacier émissaire en Antarctique, le glacier Thwaites

LE PORTRAIT DU JEUDI 

« Les métiers à l'international »

 

Découvrez aujourd'hui le témoignage de Dorothée VALLOT, diplômée ingénieur en 2008, Projet de recherche actuel : la modélisation couplée océan-glace d’un glacier émissaire en Antarctique, le glacier Thwaites 

A&T : Bonjour Dorothée, peux-tu nous présenter ton parcours professionnel ?

Dorothée : Mon parcours professionnel est en fait principalement à l’international et je crois que c’était, d’une certaine façon, une volonté personnelle, une envie de découvrir le monde et d’autres cultures. Je n’avais pas d’idée préconçue sur où, quand et comment mais j’ai très tôt mis les chances de mon côté pour trouver un métier qui me plaisait à l’endroit qui me plaisait sans limite de frontières. Mon parcours est donc un mélange d’opportunités et de volonté.

J’ai intégré l’ENTPE en 2004 (promo 52) en tant qu’ingénieure civile et après ma deuxième année, j’ai tout de suite voulu tenter l’expérience de l’international pendant mon année de césure. J’ai donc passé 8 mois dans un bureau d’études (Atkins) à Cork en Irlande. Cette expérience m’a permis de parfaire mon anglais qui avait bien besoin d’un petit coup de pouce à vrai dire. Ensuite, j’ai passé 8 mois à La Réunion sur le chantier du pont de la Grande Ravine. Non contente de mon expérience irlandaise, j’ai effectué ma troisième année à Londres en Angleterre à l’Imperial College.

Mon double-diplôme d’ingénieur en poche, je suis malgré tout rentrée en France et j’ai commencé en 2008 chez SETEC TPI à Paris sur des projets de construction d’ouvrages d’art. Bien qu’intéressant du point de vue technique, mon travail me paraissait manquer une dimension importante : l’environnement. Je n’avais pourtant pas choisi cette spécialité au cours de mes études et avais privilégié les calculs de structure. Qu’importe ! Le crédo « qui ne tente rien n’a rien » en tête, j’ai postulé en 2010 pour un Volontariat International à l’ambassade de France en Suède pour traiter des questions environnementales au sein du service scientifique. Ma carrière internationale était lancée !

A force de rencontrer des chercheurs, mon goût pour ce métier s’est éveillé et j’ai commencé une thèse de doctorat en glaciologie à Uppsala en Suède. Mon diplôme obtenu en 2018, j’ai pris quelques mois pour m’occuper de ma fille née un mois après ma défense de thèse puis trouvé un poste de consultante en modélisation hydrologique à l’Institut Suédois de Météorologie et d’Hydrologie (SMHI). Qui l’eut cru, j’étais devenue fonctionnaire !

La recherche me manquant j’ai monté un projet de recherche en partenariat avec les Universités de Grenoble et de Saint Andrews et reçu un financement pour un postdoc au sein de SMHI incluant 2 ans à l’étranger. Me voilà redevenue chercheuse ! Et aujourd’hui, pour moi, l’étranger c’est la France !

A&T : Quelles sont tes missions actuelles ?

Dorothée : Aujourd’hui je m’occupe de mon deuxième enfant mais en septembre 2021, je vais commencer à travailler sur mon projet de recherche : la modélisation couplée océan-glace d’un glacier émissaire en Antarctique, le glacier Thwaites.

Retrouvez l'ensemble du témoignage dans le fichier joint en annexe.

 

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